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Choisir le bon chiot

Choses à prendre en considération :

● La raison! Pourquoi voulez-vous un chien? Par exemple, adopter un chien pour l’offrir en cadeau n’est pas l’idéal. Trop souvent des chiens se retrouvent dans des refuges, car l’heureux nouveau propriétaire n’avait pas planifié avoir un chien. Certains parents au grand cœur voudront offrir un chien à leurs enfants pour les responsabiliser, ou simplement, leur faire plaisir. Ces parents doivent être conscients qu’une fois le phénomène de nouveauté passé, ce sont eux qui auront à s’occuper de l’animal.


● Avez-vous du temps à lui consacrer? Votre chiot aura besoin d’éducation, de périodes de jeux et d’exercice quotidiennement. De plus, l’apprentissage de la propreté requiert une surveillance constante.


● Planifiez un budget! L’adoption d’un chiot engendre des coûts. Vous devrez prévoir la nourriture, l’achat de jouets/d’accessoires (cage, couverture, laisse, collier, etc.), les soins vétérinaires, tels que la stérilisation, les vaccins et vermifuges, les petits et les gros bobos.


À quel endroit l’adopter :

● Refuges : Faites une bonne action en sauvant un animal de refuge! Plusieurs formats et personnalités vous seront offerts. Par contre, il faut prendre en considération que ces animaux ont un passé inconnu et qu’il y aura peut-être du travail à faire avec eux au niveau du comportement.


● Éleveurs : Une recherche s’impose. Visitez, comparez, posez beaucoup de questions. Un bon éleveur demandera à vous rencontrer, acceptera de vous faire visiter ses installations et de vous montrer les parents des chiots. Souvent, l’éleveur vous offrira une garantie selon la race et les problèmes associés à cette race. Par exemple, pour les chiens de grande race, les reproducteurs seront radiographiés et certifiés OFA, sans dysplasie des hanches. Les chiots sont majoritairement tatoués et/ou enregistrés. Renseignez-vous sur les vaccins, vermifuges et la garantie offerte sur les chiots.


● Animaleries : Soyez prudents. Informez-vous de la provenance des animaux, certaines animaleries se les procurent dans des usines à chiots. D’autres vont plutôt les prendre chez des particuliers ou des refuges. Informez-vous aussi des garanties.


Quelle race vous convient le mieux :

Bref, faites des recherches sur internet, dans des livres et finalement, vous pouvez toujours demander conseil à des techniciens en santé animale.


Souvenez-vous que l’appellation «pure race» s’applique seulement aux animaux enregistrés CKC (Canadian kennel club) ou autres organismes internationaux. Bref, ils sont pures races si vous avez les papiers d’enregistrements. Mais, un chien n’est pas obligé d’être pure race pour être un bon chien.


Comment choisir son chiot dans une portée :

L’observation est la meilleure technique. Est-ce que le chien vient vers vous? Retourne-t-il à ses occupations par la suite? Comment sont ses interactions avec ses compagnons? Le test du trousseau de clés qui tombe par terre peut vous donner un aperçu de son tempérament. Il faut choisir le chiot le plus équilibré et qui semble en bonne santé. Ce genre de chiot prendra son temps pour venir vous voir, sursautera peut-être aux clés qui tombent, mais ira tout de même voir par curiosité. Il aura tendance à jouer avec les autres plutôt que de s’isoler. Un chiot plus timide ou hyperactif n’est pas un mauvais choix pour autant. Il aura seulement des besoins plus spécifiques.


Un dernier conseil, armez-vous de patience et de compréhension, après tout, ce n’est qu’un bébé!


Arrivée d’un nouveau chien

Lorsqu’un nouveau chien arrive à la maison, il faut s’attendre à devoir l’éduquer, qu’il soit chiot ou adulte. En effet, la personne qui adopte un chiot entame son éducation complète, alors que pour un chien adulte, une mise à jour sur ce qui est permis ou non est requise.


Première chose importante à savoir: un chiot a besoin d’être manipulé et socialisé. Il faut en profiter pendant qu’il est jeune. La période idéale se situe à l’âge de 12 à 16 semaines. Essayez de l’exposer graduellement à différentes personnes, situations et bruits. Par exemple, prendre des marches vous permettra de rencontrer différents types de gens. Lorsque ses vaccins seront à jour, amenez-le au parc à chiens, inscrivez-le à des cours de maternelle ou d’obéissance, il pourra ainsi rencontrer des amis canins. Il serait bien, si possible, de lui présenter d’autres espèces animales.


Apprenez-lui à être autonome. Simulez des faux départs, laissez-le seul à la maison, dans une cage, pendant de courtes périodes et augmentez graduellement la durée de vos absences. Essayez de ne pas créer de routine de départ : ouvrir la garde-robe, mettre son manteau et prendre ses clés. Donc, prendre ses clés en faisant le souper, mettre son manteau pour lire le journal ou ouvrir la garde-robe avant d’aller à la salle de bain. Toutes ces habitudes feront en sorte qu’il n’associera pas ces gestes à votre départ.


Plusieurs manipulations sont faciles à réaliser à la maison quotidiennement et habituent l’animal à se faire toucher. Palpez les pattes et les griffes, nettoyez les yeux, vérifiez et jouez avec les oreilles et surtout, manipulez sa gueule. Allez-y graduellement avec de courtes séances afin de ne pas le brusquer et récompensez toujours un bon comportement par une gâterie, une caresse ou un jeu. Les premières fois que vous taillez les griffes, allez-y une patte par jour pour ne pas stresser votre chiot.


Il est fortement recommandé de brosser les dents de votre animal et ce, tous les jours. Souvenez-vous toujours que plus le chiot est pris en main jeune, plus il sera facile pour vous de le manipuler lorsqu’il sera adulte.


Soyez judicieux dans le choix de vos jouets. Par exemple, les balles de tennis sont à éviter puisqu’elles peuvent entraîner l’usure prématurée des dents. Il est plutôt conseillé d’utiliser des jouets de type KONG. Ils sont faits plus robustes et on peut mettre de la nourriture en canne ou des biscuits à l’intérieur, ce qui stimulera ses méninges et lui fera dépenser de l’énergie (15 minutes de travail cérébral est l’équivalent d’environ 1 heure de course).


Pour les chiots de moins de 4 mois, il est préférable de les nourrir 3 fois par jour. Cela permet de ne pas trop surcharger leur petit estomac et d’éviter l’hypoglycémie, surtout chez les chiots de très petite taille (chihuahua, yorkshire…). Prenez de bonnes habitudes : faites asseoir votre chien avant de lui donner son bol de nourriture et faites-le manger après vous. De plus, évitez tout énervement et exercice dans les 2 heures suivant un repas pour éviter des problèmes gastriques.


Tous les chiens ont besoin d’exercice tous les jours. Allez-y graduellement avec un jeune chiot, un exercice trop intense pourrait être dommageable pour sa croissance. Quelques petites marches d’une dizaine de minutes par jour conviennent pour un chiot. Vous pourrez augmenter tranquillement la durée de la marche au fur et à mesure que le chiot grandit. Évitez également les déplacements excessifs dans les escaliers. Pour un chien adulte, une période d’exercice de 30 minutes à 1 heure par jour est nécessaire pour garder votre chien en bonne santé.


La vaccination

L'un des meilleurs moyens de permettre à votre animal de vivre en santé pendant de nombreuses années est de le faire vacciner contre les maladies les plus répandues.

  • Chez le chien la maladie de Carré (distemper), le parvovirus, l’hépatite et la rage sont essentiels. *
  • La bordetellose (ou toux de chenil) est fortement recommandée si votre chien va se faire garder en refuge, va en cours de dressage, dans un parc à chiens ou tout autre endroit où il a des contacts directs ou indirects avec d’autres chiens.
  • La leptospirose s’attrape lorsque votre chien boit de l’eau dans la nature qui est susceptible d’être contaminée par l’urine d’animaux sauvages, particulièrement la mouffette et le raton-laveur.
  • Enfin la maladie de lyme est une bactérie qui est transmise par la morsure d’une tique, petit insecte présent surtout dans les forêts et les champs d’herbe haute.

Chez le chat la panleucopénie, la rhinotrachéite, le calicivirus correspondent aux vaccins de base.

  • La leucémie féline et la rage sont fortement recommandées si votre chat a la moindre chance d’être en contact avec d’autres animaux ou d’aller à l’extérieur.

La stérilisation

La stérilisation adoucit le caractère des animaux domestiques. Ainsi les animaux opérés sont plus détendus, les mâles castrés sont moins portés à faire des fugues, à « arroser » ou à uriner pour marquer leur territoire ou à se battre avec d'autres mâles. De plus, la stérilisation comporte des bienfaits pour la santé, car elle aide à réduire au minimum les risques de cancer des organes reproducteurs et des glandes mammaires chez les femelles et diminue l'incidence des troubles de la prostate chez le chien mâle.


Enfin elle aide à enrayer le grave problème de la surpopulation féline.


L’intervention chirurgicale nécessite une hospitalisation et une anesthésie générale très sécuritaire. Des analgésiques sont donnés à l’animal pour son confort.


Les puces et les tiques

  • La puce est un insecte parasite qui se nourrit du sang de votre animal ce qui peut lui occasionner bien des désagréments comme une allergie à ses piqûres et des problèmes de santé assez sérieux. Elle s’attrape facilement au contact d’un autre animal ou d’un environnement infesté.
  • La tique est un petit acarien (famille des araignées) qui aussi se nourrit du sang de votre chien, elle peut lui transmettre la maladie de lyme qui cause des boiteries, une maladie rénale et peut parfois entraîner la mort. La tique est présente principalement dans les forêts et les champs à herbe haute et est surtout active par temps plus frais et humides comme le printemps et l’automne. Il faut noter qu’aussitôt que la température extérieure atteint 4°C, les tiques apparaissent donc il faut protéger votre animal dès le début d'avril et ce jusqu’à la fin de décembre.
  • Les tiques peuvent aussi se fixer sur la peau de votre chat mais la maladie de lyme ne se développe pas chez cette espèce.
  • La prévention demeure la meilleure méthode pour les combattre. De bons antiparasitaires permettent de tuer les puces et les tiques. Ils existent sous forme buccale ou par administration sur la peau de l’animal. Une inspection régulière de votre animal et une analyse de la tique sont nécessaires pour vérifier si elle est porteuse de la bactérie qui cause la maladie de lyme.


Les vers intestinaux

Les vers peuvent être transmis de la mère aux bébés ou par l’ingestion de selles infectées ou de proies comme les mulots. Un traitement efficace est disponible. Il est important de vermifuger les chiots et les chatons à tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Par la suite, un traitement à intervalle régulier est recommandé durant les saisons chaudes. Un traitement préventif qui combine la protection contre les vers intestinaux, les puces, les tiques et le ver du cœur est disponible.


Le ver du cœur

Le ver du cœur est transmis par le maringouin durant la saison estivale. La maladie est plus active dans le sud du Québec, en Ontario et aux États-Unis. Elle entraîne une maladie sérieuse du cœur et des poumons qui peut être difficile à traiter. Un traitement préventif qui combine la protection contre d’autres parasites communs est recommandé entre juin et novembre.


La santé dentaire

Le chien possède 42 dents adultes et le chat 32. À noter que les petites races de chiens développent plus facilement du tartre.


Il faut privilégier la nourriture sèche, au lieu de la nourriture molle en conserve, car sa légère action abrasive sur les dents permet d’éliminer la plaque qui, en durcissant, se transforme en tartre. Si votre animal est prédisposé aux problèmes dentaires, il existe des nourritures sèches conçues spécialement pour réduire la plaque et l’accumulation de tartre. Un brossage de dents régulier est recommandé préférablement à tous les jours.

Le tartre dentaire augmente le risque de perte prématurée des dents, d’abcès dentaire et d’infection se propageant dans le corps.


Le détartrage doit être effectué chez le vétérinaire sous anesthésie générale. On débute par un examen minutieux des dents. Par la suite on procède au détartrage de toutes les surfaces des dents incluant l’espace caché sous la gencive à l’aide d’instruments spécialisés, dont les ultra-sons. Pour terminer, un polissage est essentiel afin d’éliminer toute aspérité sur l’émail et ainsi éviter la réapparition trop rapide de tartre. Si l’on soupçonne une infection ou un abcès dentaire, une radiographie peut être utile. Si nécessaire, une dent infectée est extraite selon diverses techniques dépendant du nombre de racines et la gencive est refermée à l’aide de points de suture fondants.


Certains toiletteurs s’offrent pour détartrer les dents avec une curette. C’est une pratique à déconseiller, car la curette peut endommager l’émail et comme il n’y a pas de polissage, le tartre revient rapidement. De plus, toutes les surfaces dentaires ne sont pas nettoyées, incluant en arrière et entre les dents ainsi que l’espace sous la gencive où le tartre le plus dommageable se loge. Aussi les dents à problème ne sont pas détectées et une fâcheuse infection peut survenir.


Est-ce que vous laisseriez votre coiffeur vous détartrer les dents ?


Les allergies

Tout comme les humains, les animaux peuvent être victimes d’allergies. Le chien est plus fréquemment atteint que le chat. L’incidence des allergies chez les animaux augmente tout comme chez les humains. Les réactions allergiques sont principalement caractérisées par des problèmes de peau, exacerbés par leurs principaux symptômes : la démangeaison et le grattage. On peut aussi rencontrer des enflures de la peau, des réactions digestives tels diarrhée et/ou vomissement et des réactions respiratoires.


Les allergies se classent en trois catégories principales : la dermatite par allergie aux piqûres de puces, l’atopie (substance allergène environnementale absorbée par inhalation nasale) par exemple à l’herbe à poux durant l’été et l’allergie alimentaire.

  • Un essai avec une diète hypo-allergène spécialisé pour une période de 3 mois est nécessaire pour diagnostiquer l’allergie alimentaire.
  • Pour l’atopie, la confirmation se fait par des tests d’allergie intradermique comme chez l’homme. Un programme de désensibilisation peut alors être instauré.
  • Il existe maintenant des médicaments sécuritaires qui peuvent réduire considérablement les démangeaisons reliées à l’allergie.
  • De même de très bonnes diètes spécialisées sont disponibles pour améliorer la santé cutanée et digestive des animaux aux prises avec une allergie coriace.


L’obésité

Causée par la sédentarité et une alimentation trop riche (incluant la nourriture de table), l’obésité constitue un risque important pour la santé.


Elle peut entraîner des conséquences graves pour l’organisme :

  • Le diabète
  • Les maladies cardio-vasculaires
  • La maladie rénale
  • Les maladies du foie
  • L’arthrose prématurée
  • Le risque accru aux allergies
  • La constipation chronique
  • Le risque accru au cancer

Un programme de perte de poids est essentiel. Il inclut une diète amaigrissante de qualité qui a fait ses preuves et de l’exercice quotidien.


Nous pouvons vous conseiller dans toutes les étapes de ce processus.


L’arthrose

L’arthrose ou ostéo-arthrose est une dégénérescence des articulations habituellement causée par le vieillissement. On peut rencontrer de l’arthrose prématurée chez des animaux plus jeunes ayant subi un traumatisme ou une lésion articulaire.


La prise en charge de l’ostéo-arthrose se fait maintenant selon plusieurs critères qu’on appelle l’approche multimodale. Elle est résumée ci-après.


Perte de poids

La majorité des animaux atteints d’ostéo-arthrose présentent un surplus de poids. L’embonpoint a un effet délétère sur la santé articulaire, notamment en participant à l’usure prématurée du cartilage et en provoquant un stress chronique sur les articulations.


Exercice

Les animaux souffrant d’ostéo-arthrose doivent être actifs au quotidien. L’exercice doit être régulier, contrôlé et à faible impact. La nage et la marche sont de bons exemples. Il faut éviter les écarts d’intensité d’activité (par exemple, le chien qu’on garde inactif toute la semaine puis qui court tout le week-end au chalet…).


Diète articulaire

Les diètes articulaires offrent entre autres un apport significatif en omega-3, aidant ainsi à améliorer la mobilité et le confort articulaire en quelques semaines seulement.


Physiothérapie

Divers exercices de mobilisation passive des articulations peuvent aider votre animal à améliorer son amplitude de mouvement.


Protecteurs de cartilage

  • Par voie orale: les suppléments de glucosamine et/ou chondroïtine peuvent être utilisés en prévention ou pour les formes d’arthrose peu sévères. Il est impératif de choisir un produit vétérinaire pour s’assurer d’avoir une absorption optimale, le bon dosage thérapeutique pour votre animal ainsi qu’une garantie de qualité et de conformité.
  • Par voie injectable : Le cartrophen (par voie sous-cutanée, une fois par semaine pendant 4 semaines puis une fois par mois en maintien).

 

Les anti-inflammatoires

Ils peuvent être utilisés au besoin ou en maintien. Lorsque donnés en maintien, on effectue un titrage (réduction) progressif pour trouver une dose minimum efficace chez chaque patient. Pour une utilisation à long terme, un profil sanguin est nécessaire pour s’assurer que les fonctions rénales et hépatiques soient adéquates.


Autres analgésiques(ex. certains dérivés de narcotique)

Ils peuvent être administrés seuls ou en combinaison avec les anti-inflammatoires.


L’otite

L’otite ou infection aux oreilles est fréquente chez le chien. Les manifestations sont une rougeur, un écoulement plus ou moins abondant et de la démangeaison.


Les causes sont variées :

  • Les bactéries et les levures sont fréquentes.
  • Un surplus de poil ou les oreilles pendantes amenant plus d’humidité sont des facteurs prédisposant.
  • Les allergies sont responsables de plus de 80% des cas d’otite récurrente.
  • Les mites d’oreilles sont surtout fréquentes chez le chat.

Il est essentiel de bien identifier les coupables en procédant à la prise d’un échantillon avec un écouvillon qu’on examine au microscope à la clinique. C’est ce qu’on appelle une cytologie.


Parfois selon le type de bactérie trouvée ou s’il s’agit d’une récidive, une culture bactérienne est recommandée (envoi d’un échantillon dans un laboratoire spécialisé externe). Ça permet d’identifier précisément le nom de la bactérie et sa sensibilité à divers antibiotiques. On pourra alors utiliser le bon antibiotique pour éliminer la bactérie et ainsi éviter le risque de résistance bactérienne qui est un enjeu de plus en plus préoccupant en médecine vétérinaire autant qu’en médecine humaine.


Les maladies de la vessie

La cystite est un terme qui désigne une inflammation de la vessie causée soit par une infection bactérienne, un calcul (ou pierre) ou un stress (on parle alors de cystite idiopathique). Un test d’urine nous permet d’identifier les anomalies comme des globules blancs et des globules rouges en cas d’infection ou des cristaux microscopiques de diverses formes selon la sorte de calcul. Une radiographie est souvent nécessaire pour voir la présence d’un calcul urinaire dans la vessie et parfois dans les reins.


Dans le cas d’une infection, un traitement avec un antibiotique est habituellement curatif. S’il y a récidive, une culture bactérienne en laboratoire est nécessaire pour éviter une résistance (voir note dans « l’otite »).


S’il n’y a que des cristaux urinaires sans calcul visible dans la vessie, une diète spécialisée pour faire dissoudre les cristaux est primordiale. Il est important de conserver cette nourriture par la suite pour éviter les récidives.


La présence d’un calcul visible dans la vessie nécessite une intervention chirurgicale pour aller l’extraire. Des calculs urinaires peuvent parfois se loger dans l’urètre qui est le canal qui conduit l’urine à l’extérieur. C’est beaucoup plus fréquent chez le chat mâle au niveau du pénis, ce qu’on appelle le blocage urinaire. Cette situation entraîne rapidement en quelques heures une maladie rénale sérieuse et est une urgence nécessitant une intervention immédiate pour débloquer le conduit.


Enfin lors de cystite idiopathique (stress), une diète appropriée est disponible et une amélioration de l’environnement est recommandée.


Les maladies du chat âgé

Les symptômes souvent observés sont une perte de poids, une augmentation de la soif et des mictions, des vomissements, de la léthargie et parfois de l’hyperactivité (lors d’hyperthyroïdie)


Une simple analyse sanguine nous permet d’identifier la maladie.


Les trois maladies les plus fréquemment rencontrées chez le chat âgé sont :

  • L’insuffisance rénale caractérisée par les reins qui sont moins fonctionnels. Il existe 4 stades. Un test d’urine est nécessaire pour compléter l’image clinique du problème. Une prise de la pression artérielle et une radiographie sont souvent nécessaires pour raffiner le diagnostic. Le but du traitement est de ralentir la progression de la maladie => Une diète spécialisée réduite en protéines et en phosphore est instaurée. Des médicaments anti-hypertenseurs ou pour empêcher la perte de protéines par les reins sont souvent nécessaires.
  • L’hyperthyroïdie qui consiste en un dérèglement de la glande thyroïde qui produit trop d’hormone thyroïdienne. Diverses modalités thérapeutiques existent :
      • Un médicament qui freine la thyroïde et qui doit être administré pour la vie de l’animal.
      • Une diète très réduite en iode
      • Une chirurgie pour enlever les glandes thyroïdes
      • Un traitement à l’iode radioactif en intraveineuse dans un centre spécialisé
  • Le diabète est une maladie qu’on peut parfois contrôler temporairement avec des médicaments administrés oralement. Toutefois la majorité des patients nécessitent des injections d’insuline données en injections sous-cutanés (sous la peau) à la maison d’une à deux fois par jour. C’est une technique simple à apprendre et très bien tolérée par le minou. Un suivi régulier de la glycémie (sucre dans le sang) est nécessaire.


La hernie discale chez le chien

Anatomie

La colonne vertébrale est composée de vertèbres qui forment le canal vertébral où passe la moelle épinière. Entre chaque vertèbre, il y a un disque intervertébral, qui joue le rôle d’amortisseur et qui permet aussi les mouvements de la colonne.


Signes cliniques

Les symptômes observés lors d’une hernie discale sont principalement une réticence à monter ou descendre les escaliers et à sauter. On peut aussi observer une importante douleur au dos ou au cou et même une paralysie partielle ou totale.


Diagnostic

Pour poser un diagnostic d’hernie discale, il faut faire appel à des méthodes d’imagerie avancée telles que l’IRM (résonance magnétique), le CT-Scan (tomodensitométrie). Ces procédures permettent de déterminer la localisation, le nombre et le type d’hernie discale.


Des radiographies standards peuvent aussi être faites pour exclure une fracture, une luxation ou une tumeur osseuse.


Traitement

Le traitement de choix est la chirurgie : c’est le seul moyen de corriger le problème à la source et de diminuer les risques de récidive. L’animal doit être vu par un chirurgien spécialiste le plus rapidement possible suite au diagnostic.


Un traitement médical peut être mis en place dans les cas où la chirurgie n’est pas envisageable. Le but du traitement médical est de soulager la douleur et l’inflammation. Le matériel hernié demeure cependant en place : il peut donc en résulter des douleurs chroniques ainsi qu’un risque de paralysie et de récidive. Le traitement consiste au repos strict (en cage idéalement) avec un retour très progressif à l’exercice et une médication de type anti-inflammatoire tel que la cortisone (un bilan sanguin est nécessaire avant d’administrer cette médication).


D’autres médicaments peuvent compléter le traitement au besoin, comme des anti-douleurs ou des relaxants musculaires.


La rupture du ligament croisé chez le chien

Où sont situés les ligaments croisés chez le chien et à quoi servent-ils?

Les ligaments croisés sont situés à l’intérieur de l’articulation du genou et forment une structure en X qui maintient la stabilité entre le fémur et le tibia.


Il existe un ligament croisé crânial et un ligament croisé caudal. La rupture du ligament croisé crânial est plus souvent rencontrée chez le chien. Les ménisques et les ligaments collatéraux peuvent également être impliqués. La rupture du ligament croisé peut être partielle ou complète, une rupture partielle évoluant la plupart du temps vers une rupture complète.


Quelles sont les causes de cette rupture?

La rupture peut être aiguë, par exemple suite à un trauma, ou elle peut résulter de la dégénérescence chronique du ligament. Certains facteurs peuvent prédisposer à la dégénérescence des ligaments croisés : hérédité, âge, conformation du genou, obésité, faible masse musculaire, etc.


Quels sont les symptômes d’une rupture de ligament croisé?

Une boiterie soudaine et marquée d’un membre postérieur (parfois sans appui de la patte au sol) est observée chez la majorité des chiens souffrant d’une rupture de ligament croisé.


Le genou est souvent douloureux et peut présenter de la distension articulaire. L’instabilité de l’articulation causera éventuellement de l’ostéoarthrose et une atrophie musculaire du membre affecté sera observée.


Comment peut-on diagnostiquer une rupture de ligament croisé?

Tout d’abord, un examen myoarthrosquelettique minutieux (palpation des os, articulations et tissus mous) effectué par votre vétérinaire est essentiel pour localiser la douleur. Si un mouvement de tiroir (avancement du tibia vers l’avant par rapport au fémur) est noté à l’examen, cela suggère une rupture de ligament croisé. Dans la grande majorité des cas, une sédation sera requise pour manipuler l’articulation douloureuse. Des radiographies du genou, toujours sous sédation, sont aussi nécessaires pour évaluer le degré d’effusion articulaire et la présence d’ostéoarthrose, mais également pour éliminer d’autres conditions qui pourraient causer une boiterie (ex. : une fracture). Les ligaments ne sont cependant pas visibles avec les rayons X.


Quelles sont les solutions thérapeutiques?

Le traitement chirurgical est à privilégier dans les cas de rupture de ligament croisé pour limiter le développement d’ostéoarthrose et pour que l’articulation retrouve une fonction acceptable. Le choix de la technique chirurgicale dépendra du poids du chien, de son mode de vie, de l’aspect biomécanique de l’articulation et du budget du propriétaire. À la suite de la chirurgie, l’animal devra être gardé au repos complet pour une période de temps variable selon les recommandations du chirurgien, puis un retour progressif à l’exercice et parfois même de la physiothérapie seront entrepris.


Si l’option chirurgicale n’est pas envisageable (risque anesthésique élevé, contraintes budgétaires…), un traitement anti-inflammatoire, possiblement à long terme, est essentiel pour contrôler la douleur. Des nutraceutiques à administrer oralement ou par voie injectable (glucosamine, griffe du diable, omega-3, Cartrophen) seront également indiqués. De la fibrose pourra éventuellement se développer avec le temps, ce qui aura pour effet de stabiliser le genou, mais l’articulation risque de ne pas retrouver un fonctionnement normal et le développement de l’ostéoarthrose sera inévitable à moyen et à long terme.


La dysplasie de la hanche chez le chien

La dysplasie de la hanche est une malformation que l’on rencontre fréquemment chez les chiens de grande taille (berger, golden retriever, labrador, bouvier…).


Elle a de multiples causes. En bonne partie héréditaire, la dysplasie peut également être amplifiée par une diète trop riche et un exercice trop intense en bas âge.


Elle peut se manifester à tout âge par des signes de boiterie des membres postérieurs et de la difficulté à se lever. La confirmation se fait par une radiographie sous sédation à l’âge de 2 ans soit à la fin de la croissance. Il peut y avoir présence d’ostéo-arthrose. (voir sujet plus haut)


Il existe plusieurs degrés, de léger à avancé. Les cas légers avec peu de signes cliniques peuvent être gérés comme un cas d’ostéo-arthrose. Les cas plus sévères nécessitent souvent une chirurgie orthopédique. Il existe divers types de chirurgie dont l’amputation de la tête fémorale ou le remplacement total de la hanche (prothèse artificielle).


La prévention consiste dans la reproduction d’animaux exempts de dysplasie qui ont été vérifiés par une radiographie à l’âge de 2 ans.


La luxation de rotule chez le chien

Cette condition survient lorsque la rotule sort du sillon dans lequel elle est normalement présente. La luxation peut survenir médicalement (vers l’intérieur) ou latéralement (vers l’extérieur). La rotule peut revenir spontanément à sa place ou restée luxée.


Une conformation anormale des membres postérieurs est souvent en cause dans les cas de luxation de rotule, la plupart du temps chez les petites races de chiens (Caniche, Bichon, Yorkshire, Poméraniens, etc.). Ces malformations seraient probablement héréditaires; il est donc déconseillé de reproduire les chiens qui en sont atteints. Un traumatisme peut également entraîner une luxation de rotule.


La luxation de rotule peut causer une boiterie intermittente allant jusqu’à une boiterie de non-appui permanente. Le mouvement de la rotule entraînera éventuellement de l’ostéo-arthrose et de la douleur dans le genou atteint. Dans certains cas, les mouvements répétés de la rotule peuvent même prédisposer le chien à une rupture des ligaments croisés.


Le traitement conseillé dépendra de la gravité de l’atteinte : pour les cas modérés à sévères, le traitement de choix demeure la chirurgie, accompagnée d’un repos complet (pour une période de temps qui sera déterminée par le chirurgien) et de physiothérapie pour retrouver l’usage normal du membre.


Pour les cas sans symptômes, avec des signes cliniques légers ou si la chirurgie n’est pas envisageable, un traitement médical peut être mis en place. La perte de poids et le développement ou la conservation d’une bonne masse musculaire grâce à des exercices à faible impact (la marche, le trot ou la nage par exemple) doivent être favorisés. Également, un traitement à base de chondroprotecteurs (glucosamine par voie orale, injections de Cartrophen, nourriture articulaire) et d’anti-inflammatoires (au besoin ou à long terme) pourra s’avérer nécessaire.


L’asthme félin

Qu'est-ce que l'asthme félin?

Tout comme chez l'humain, l'asthme chez le chat est une réaction exagérée à certaines substances présentes dans l'environnement que le chat inspire dans ses poumons. Ceci provoque une inflammation et un rétrécissement des bronches avec une accumulation de mucus dans les voies respiratoires. L'air ayant alors plus de difficulté à passer, le chat asthmatique a des épisodes de toux et de sifflements respiratoires. Cela peut parfois dégénérer en détresse respiratoire importante. Bref, c'est la crise d'asthme, le chat a de la difficulté à respirer et il panique!


Quelles sont les substances irritantes pouvant déclencher une crise d'asthme chez "Minou"?

Les substances ou facteurs pouvant déclencher une crise d'asthme chez votre chat sont :

  • la fumée de cigarette
  • les aérosols (fixatifs pour cheveux, déodorants, etc)
  • les parfums
  • le froid, l'exercice
  • les polluants présents dans l'environnement
  • les infections respiratoires
  • les antécédents d'allergie familiale

 

Comment mon vétérinaire fait-il pour diagnostiquer l'asthme félin?

L'histoire, les symptômes et l'examen physique sont souvent très révélateurs d'asthme chez le chat. Mais la prise de radiographies des poumons est un test très important pour le diagnostic de l'asthme félin. Des tests diagnostiques supplémentaires peuvent cependant être recommandés afin non seulement de poser un diagnostic précis, mais aussi d'exclure toutes les autres causes pouvant ressembler à de l'asthme félin. Ces tests diagnostiques supplémentaires sont : une analyse de selles, des analyses sanguines et une anesthésie afin de récolter et d'analyser du liquide présent dans les poumons (lavage broncho-alvéolaire).


Les traitements

Bien sûr, les chats asthmatiques ont besoin, tout comme nous, de traitements bien précis comme les bronchodilatateurs et les anti-inflammatoires tels que la cortisone. Ces médicaments peuvent être donnés sous forme de comprimés. Mais le traitement de choix est sous forme d'aérosols (inhalothérapie). On fait inspirer les médicaments à l'aide de pompes similaires aux nôtres que l'on adapte au bout d'un masque.

Un avantage important de l'usage de médicaments par inhalothérapie est l'absence d'effets secondaires à court et à long terme sur tout le corps de votre chat. En effet, les aérosols n'agissent qu'au niveau des poumons.


Les sacs anaux

Que sont les sacs anaux?

Les sacs anaux, auparavant appelés "glandes anales", sont deux petites poches d'environ 1 centimètre situées de chaque côté de l'anus (vers le bas, à 4h et 8 h sur une horloge). Ils sont à l'intérieur de la peau donc non visibles et communiquent avec l'extérieur par un petit conduit qui aboutit juste à la jonction de l'anus et du rectum. Ils sont présents autant chez le chien que chez le chat.


A quoi servent les sacs anaux?

Les sacs anaux produisent un liquide assez nauséabond qui est normalement évacué à l'extérieur avec le passage d'une selle lors de la défécation. Le liquide ainsi déposé sur la selle permet un marquage odorant qui est utile dans la nature pour l'animal afin d'établir son territoire.


À noter que ce sont avec ses sacs anaux que la mouffette "arrose" ses adversaires. Heureusement les chiens et les chats n'ont pas cette même habileté à projeter au loin leur liquide. Toutefois lors de situations stressantes, ils peuvent expulser accidentellement le contenu sur une surface adjacente.


Quels problèmes peuvent affecter les sacs anaux?

Il peut arriver, plus fréquemment chez les chiens de petite taille, que le liquide des sacs anaux épaississe et devienne plus difficile à évacuer. Il en résulte une congestion ou "impaction" qui cause de la douleur locale. L'animal devient alors inconfortable et présente les symptômes suivants:

  • Il fait du "traîneau", c'est-à-dire il se traîne les fesses au sol.
  • Il cherche à se lécher ou à mordiller la région de l'anus.
  • Il se plaint lorsqu'il défèque.

Dans les cas plus avancés, une infection bactérienne se déclare et engendre un abcès qui est très douloureux. Le sac anal infecté atteint alors une dimension importante de plusieurs centimètres et peut rupturer et ainsi créer une plaie ouverte à côté de l'anus.


Quels sont les moyens de prévention et les traitements?

S'il y a simple impaction, votre vétérinaire procédera à une vidange des sacs anaux avec un gant en palpant à l'intérieur de l'anus. Ceci est plus efficace qu'une seule pression de l'extérieur.


Si toutefois un abcès s'est formé, les traitements sont des antibiotiques et des analgésiques buccaux, un onguent antibiotique et anti-inflammatoire local et si nécessaire, une sédation ou une anesthésie générale pour vidanger et nettoyer l'abcès.


Enfin si un animal présente de sérieux problèmes de récidive d'infection ou d'abcès, il est recommandé de procéder à une chirurgie consistant à enlever complètement les sacs anaux. Une vidange régulière des sacs anaux, en général aux 2 à 3 mois, empêche généralement le développement de problème plus sérieux.

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